Erling Haaland est devenu le symbole du parcours historique de la Norvège dans cette Coupe du monde 2026. Avec sept buts inscrits depuis le début de la compétition, l’attaquant vedette a largement contribué à emmener les Scandinaves jusqu’à leur tout premier quart de finale mondial.
Mais pour l’ancien international norvégien Morten Gamst Pedersen, cette aventure ne peut pas être réduite aux seules performances du buteur de Manchester City.
La Norvège retrouvera l’Angleterre samedi à Miami avec une place en demi-finales en jeu. En atteignant ce stade de la compétition, les hommes de Stale Solbakken ont déjà écrit une nouvelle page de leur histoire, dépassant leur meilleur parcours précédent en Coupe du monde. En 1998, la sélection norvégienne avait atteint les huitièmes de finale après un succès mémorable face au Brésil, avant d’être éliminée par l’Italie.
Une équipe bien plus forte que son seul buteur
Si tous les regards se tournent naturellement vers Erling Haaland, Morten Gamst Pedersen refuse de voir la Norvège comme une équipe dépendante de son attaquant vedette.
« Vous avez des joueurs de classe mondiale comme Erling, mais aussi Martin Ødegaard, Jørgen Strand Larsen, Alexander Sørloth, Sander Berge ou encore Oscar Bobb », a expliqué l’ancien joueur à Reuters.
Pour lui, cette sélection possède une véritable richesse, avec des joueurs habitués au plus haut niveau européen.
« Ce sont tous des internationaux qui évoluent en Premier League ou dans les plus grands championnats européens », a-t-il rappelé.
S’il reconnaît que Haaland reste la figure principale de cette équipe, il insiste sur l’importance du collectif.
« Tout le monde sait qu’Erling est le leader offensif de cette équipe, mais ce groupe est avant tout très soudé. On dirait presque une bande de copains en vacances. Ils vivent cette aventure ensemble, prennent du plaisir et profitent de chaque moment », a-t-il ajouté.
La force de la Norvège : un groupe uni et des solutions partout
Selon Morten Gamst Pedersen, la principale qualité de la Norvège réside dans l’équilibre de son effectif. La sélection possède des joueurs de qualité à chaque poste, mais également des remplaçants capables d’apporter leur contribution lorsqu’ils entrent en jeu.
Face à l’Angleterre, le défi sera toutefois d’une autre dimension. Les Three Lions représentent l’adversaire le plus relevé rencontré par les Norvégiens depuis le début du tournoi.
L’ancien milieu de Blackburn, où il a disputé 348 rencontres toutes compétitions confondues, reconnaît le danger représenté par Harry Kane, Jude Bellingham et l’impressionnante force offensive anglaise. Mais il estime que la pression sera davantage sur les épaules des joueurs de Thomas Tuchel.
« En Norvège, c’est l’euphorie totale. On a presque l’impression de marcher sur l’eau. En Angleterre, la pression médiatique et populaire est immense », a-t-il souligné.
Haaland ne suffira pas sans une grande solidité défensive
Pour poursuivre son rêve mondial, la Norvège devra toutefois compter sur bien plus que son attaquant vedette. Morten Gamst Pedersen estime que la solidité défensive sera un élément déterminant face aux Anglais.
Il a notamment mis en avant la performance du gardien Ørjan Nyland lors de la victoire contre le Brésil (2-1) en huitièmes de finale, symbole de l’engagement collectif affiché par cette équipe depuis le début du tournoi.
« Il faut être courageux. Il faut jouer le match, pas l’événement », a insisté l’ancien international aux 83 sélections.
Même si l’Angleterre, qui attend toujours un nouveau sacre mondial depuis 1966, part avec le statut de favorite, Morten Gamst Pedersen appelle à ne pas sous-estimer une Norvège portée par une confiance immense.
« L’Angleterre sera naturellement favorite en raison de son statut et de son histoire dans le football. Mais nous savons aussi que nous sommes capables de battre n’importe qui », a-t-il conclu.
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